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... in Time

... in Time Cover

Catalog No: FGBG 4225.AR
produced by:

Musea
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Theme

This album deals with the phenomenon of time and reflects the different impressions of the complete life.


Tracks

1. Time Part I7:34
2. About time4:43
3. Crime Time5:55
4. Time Out7:12
5. Zeitgeist6:01
6. Time to die27:08
7. Time Part II8:15

  Time Part II  
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Musicians

Volker Janacek:drums
Peter Terhoeven:electric & acoustic guitars
Robert Valet:keyboards & acoustic guitars
Andi Bracht:basses
Andi Lambiris:basses
Jürgen Wimpelberg:hammond organ
Sonja Mischor:german flute & back vocals
Anja Kiechle:vocals & back vocals
Stefan Mageney:vocals
Olaf Kobbe:vocals
Carsten Volz:vocals
Holger vom Bruch:vocals
Martin Garden:vocals



The Press

...in Time est donc la suite logique de The House of S. Phrenia, à la fois plus ambitieux et plus électique encore.

Christian Aupetit, Big Bang No 21, Summer 1997


Robert Valet hat bei dieser Produktion (auf der die guten Stimmen verschiedener Sänger bestechen) die Fäden wie ein Film-Regisseur in der Hand behalten. So entsteht eine Dramaturgie ohne Brüche: eine Prog-Rock-Zeitreise, die auch aufnahmetechnisch alle Erwartungen erfüllt.

Uwe Plien, Rheinische Post, 22. Juli 1997


Si je vous dis, que la production est excellente, que le livret est très bien achalandé de superbes photos accompagnat les paroles, vous I'aurez compris : je trouve ce disque excellent.

Gilles Arend, Prog-résiste No 10, 4me trimestre '97


Un gran bel disco!

Alberto Nucci, Arlequins Netletter No 4, April 1998


Press Review Harmonie No 32 (09/97), France

Harmonie Magazine No 32 (09/1997)On vous avait, il y a maintenant deux ans de cela, présenté sous toutes ses coutures I'imposant «The house of S.Phrenia». Cette oeuvre ambitieuse imposait en effet Solar Project comme l'un des plus beaux fleurons de l'école symphonique allemande.
Après plusieurs mois de périple itinérant au coeur «du monde des musiques et des musiques du monde» (Gabriel Yacoub), la bande de Robert Valet signe aujourd'hui son retour discographique avec un nouveau concept-album fleuve qui se situe dans la plus pure tradition du genre. Composé de douze pièces enchaînées, truffées de bruitages et d'effets sonores en tout genre, «... In time» développe la problématique existentielle de la fuite du temps au travers de paroles très personnelles, parfois proches de la confession autobiographique.
Difficile, au regard d'une telle approche introspective à la Roger Waters, de ne pas songer immédiatement au vieux Floyd et, de fait, la musique gravée sur cet opus lorgne furieusement du côté du flamant rose avec ses backing vocals très «black», sa lenteur planante et méditative, ses nappes spatiales de synthés et sa six-cordes Iyrique parfois digne du grand Gilmour (le superbe «About Time», sur lequel notre Grand Vizir joue les guest-stars de luxe).
Au-delà de cette influence majeure, le groupe n'hésite pas par ailleurs à s'aventurer dans des contrées plus expérimentales, de délires guitaristiques crimsonniens en orgues aux effets psychédéliques fleurant bon les sixties. Ces passages plus «free» qui s'accompagnent hélas de temps à autre d'outrances instrumentales ou vocales pour le moins déroutantes (cf. «Zeitgeist» dont la spontanéité provocante n'est pas sans évoquer le Bowie de «The man who sold the world»), risquent, il faut bien l'avouer, de dérouter un certain nombre d'auditeurs.
Force est cependant de reconnaître que l'ensemble fait preuve de suffisamment de stature et de maturité pour reléguer ces quelques dérapages discutables au rang de simples incidents de parcours.
Ambitieux, contrasté et abouti, «... In time» constitue donc, en toute dernière analyse, un concept de belle envergure qui mérite largement le détour.

Bertrand Pourcheron
Philippe Arnaud


« A VIRTUAL REALITY INTERVIEW »
Propos recueillis par Bertrand Pourcheron - Avril 1997.
A l'occasion de la sortie chez Muséa de leur excellent nouveau concept-album, Robert Valet (claviers) et Peter Terhoeven (guitares) se sont livrés de bonne grâce au désormais traditionnel rituel de l'interview. Morceaux choisis...

HARMONIE : Bien que vous en soyez déjà à votre quatrième album studio, votre parcours musical demeure plutôt obscur. Pouvez-vous nous résumer les principales étapes ayant jalonné votre carrière ? Quel est le line-up actuel du groupe ?
Robert : Et bien, les choses ont commencé en 1981 lorsque Peter et moi avons fondé, en compagnie de Volker Janacek, un combo baptisé Solar System. On a roulé notre bosse ensemble sous cette forme jusqu'à fin 1987. A l'été 1988, on a décidé de graver sur laser une partie de notre back-material et on a convié pas mal de musiciens invités à nous rejoindre en vue des sessions d'enregistrement. Au bout d'une année de dur labeur, «The final solution » a finalement vu le jour sous le nom de Solar Project. L'album est aujourd'hui épuisé mais, à l'époque, ça a été la croix et la bannière pour pouvoir écouler notre stock. Faute de distributeur, on en a vraiment bavé !!! Ensuite, on est retourné en studio afin d'enregistrer de nouvelles compos, histoire avant tout de se faire plaisir. Le CD «World Games» est né de cette manière en octobre 1992 et a rencontré un écho assez favorable dans la presse spécialisée. On a eu quelques très bonnes chroniques et le disque s'est plutôt bien vendu. Tout cela nous a donné confiance dans notre potentiel et on s'est immédiatement mis au boulot en vue d'un troisième album. «The House of S. Phrenia» a ainsi été publié en janvier 1995 et a reçu un accueil vraiment excellent.
Peter : La même année, on a pas mal tourné et on a donc du retravailler les arrangements de l'ensemble de nos morceaux dans l'optique d'une interprétation live. Et je te prie de croire que ça n'a vraiment pas été de la tarte (rires)... On a aussi beaucoup bossé sur l'aspect visuel de nos performances avec un gros effort, entre autres, au niveau des effets quadraphoniques... A la date d'aujourd'hui, le groupe se compose de son trio fondateur (Volker à la batterie, Robert aux claviers et moi-même à la guitare) renforcé, au gré des besoins, par Anja Kiechle au chant et divers musiciens de session. C'est ce line-up qui vient d'enregistrer un quatrième CD, «...in Time », qui sort aujourd'hui chez Muséa.

HARMONIE : L'existence n'est-elle pas trop difficile pour un combo de rock progressif à notre époque ?
Peter : Si, bien sûr. Bon, ceci étant, on a tous un travail à plein temps et ça change un peu les données du problème dans la mesure où on n'attend pas après notre musique pour gagner notre vie. Sinon, vue la conjoncture actuelle, nous serions plutôt mal barrés (rires). Le marché progressif est vraiment très étroit et on arrive à un stade où il y a presque plus de groupes que de fans (rires)... La progressive reste pour nous un hobby et, dans un certain sens, c'est tant mieux...

HARMONIE : Votre son intègre des influences extrêmement variées. Quelles sont les formations qui vous le plus marqués ? Comment pourriez-vous définir votre identité musicale ?
Peter : Oh, nos racines sont essentiellement à chercher du côté des grands groupes des seventies. Pink Floyd, ELP, Deep Purple, Uriah Heep, Genesis ou les Doors sont sans doute les combos qui ont le plus compté pour nous.
Robert : En ce qui concerne maintenant notre identité musicale, je crois qu'elle repose sur la fusion d'atmosphères guitaristiques assez psychédéliques et d'envolées de claviers très symphoniques, avec une recherche permanente de la mélodie.

HARMONIE : Tous vos albums possèdent des trames conceptuelles extrêmement fouillées. Est-ce là un mode d'expression très important à vos yeux ?
Robert : Oui, vraiment... Les lyrics jouent un rôle essentiel dans notre oeuvre. Elles constituent le pendant naturel de la musique : elles s'en nourrissent et la nourrissent tout à la fois. L'album concept est, dans cette optique, le mode de création idéal. Paroles et mélodies s'y répondent et racontent une histoire multidimensionnelle.

HARMONIE : Justement, peux-tu nous présenter en détail le concept de votre nouvel album ?
Robert : Oui, bien sûr. « ... In Time » traite du temps qui passe et de son cortège de renoncements. Les différentes phases de l'existence y sont abordées à tour de rôle, avec une approche ma foi plutôt mélancolique qui reflète assez bien ma philosophie personnelle. Le morceau « Crime Time » parle ainsi de l'enfance. « Time Out » et « Zeitgeist » évoquent pour leur part respectivement l'adolescence et les « roaring twenties ». Quant à « Time To Die », il s'interroge sur la mort et l'existence éventuelle d'un au delà.

HARMONIE : Robert, tu es un grand voyageur et on a pu, au cours de ces derniers mois, te croiser dans la plupart des grands concerts progressifs ayant eu lieu aux quatre coins du globe. Ces différents périples constituent-ils pour toi une source importante d'inspiration ?
Robert : Oui, tout à fait. Tous les voyages que j'ai pu faire aux States, au Brésil ou ailleurs ont eu sur moi un gros impact créatif. L'idée du concept de notre nouvel album m'est ainsi venue à l'occasion du Progfest 95. Le morceau « About Time » a du reste vu le jour au contact (et grâce à la collaboration) de nombreux musiciens et fans de prog' que j'ai eu la chance d'y rencontrer. J'ai d'autre part été fortement impressionné par le continent sud-américain lors de ma visite au Brésil en fevrier 1996, à l'occasion du Carnaval de Rio. Il y a d'ailleurs, dans le morceau « Crime Time », de nombreuses références à la pauvreté et à la violence qui règnent sans partage dans cette partie du globe. La tournée française d'Ars Nova m'a également beaucoup inspiré et le titre « The Japanese Garden In Bordeaux » a pris forme à ce moment là. Kyoko, Keiko et Akiko y parlent de la perception orientale de l'existence ainsi que de leur approche de la vie et de la mort. Cette confrontation culturelle a été extrêmement enrichissante pour moi. D'une manière plus générale, la rencontre de nouvelles personnes en de nouveaux endroits donne un sens à mon existence d'homme et de musicien...

HARMONIE : Que pensez-vous des nouvelles technologies du type CD Rom auxquelles des artistes comme Mike Oldfield ou David Bowie ont déjà eu recours ?
Peter : Ce sont vraiment des outils très intéressants qui ouvrent des perspectives passionnantes. Malheureusement, en l'état actuel des choses, ça reste fort coûteux. On avait des idées dans ce sens là pour «...in Time» mais on a malheureusement du faire machine arrière faute de moyens. La prochaine fois, peut-être...

HARMONIE : Est-ce que Solar Project est, à la manière de l'Alan Parsons Project, davantage un projet de studio qu'un véritable groupe live ?
Peter : C'est vrai que jusqu'à présent on a surtout une image de projet studio. Ceci étant, on aime énormément la scène. Le seul problème est qu'il est très difficile pour un groupe de prog' de dénicher des concerts en Allemagne.

HARMONIE : Quels sont vos principaux projets à court et à moyen terme ?
Robert : Et bien, on se languit tout d'abord de savoir quelles vont être les premières retombées de notre collaboration avec Muséa.....
Peter : Sans oublier qu'on planche dores et déjà sur de nouvelles idées en vue de notre prochain projet studio...
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